mardi 6 novembre 2012

Découverte d'une baleine rarissime !


Copyright New Zealand government
Certaines créatures marines nous sont quasiment inconnues. Ainsi, la baleine à bec de Longman (Indopacetus pacificus), dont on ne connaît au monde que deux crânes, l’un découvert au Queensland en 1822, et l’autre en Somalie en 1955. Jusqu’à aujourd’hui, c’était aussi le cas de la baleine à bec de Travers (Mesoplodon traversii), dont le bec est parfaitement symétrique, mais dont le premier os connu a été découvert par Henry Hammersley Travers. En tout, on n’a trouvé de cette mystérieuse baleine que trois crânes en 140 ans !
Or, après des analyses génétiques dont les résultats viennent d'être publiés, il s’avère que deux cétacés (une mère et son petit) échoués sur une plage néo-zélandaise en 2010, tout d’abord pris pour des animaux plus courants, appartenaient bien à cette espèce rarissime : c’est donc la première fois qu’elles ont été vues et identifiées ! La baleine à bec de Travers mesure cinq mètres de long, et a pourtant quelques chances de ne pas passer inaperçue. Cela confirme à la fois que cette espèce n'a pas disparu, que nous ne savons que bien peu de choses de la vie au fond des océans, et qu'il nous en reste encore beaucoup à découvrir…

mercredi 17 octobre 2012

L'époque des baies

Baies d'aubépine monogyne
Pour les oiseaux migrateurs, les haies et leurs baies sont d'indispensables restoroutes. Parmi ces plantes, l'aubépine, dont les baies rouges attirent les oiseaux. Elles ont également nourri les hommes dès la préhistoire. Ses fleurs font des tisanes pour trouver le sommeil. L’aubépine monogyne est notre aubépine la plus courante. Elle se reconnaît entre autres à ses feuilles très découpées. Ses fruits n’ont qu’un noyau. L’aubépine, disait-on jadis, poussait ses racines jusqu’en enfer et n’était jamais atteinte par la foudre. 

mercredi 3 octobre 2012

La Vanoise en danger

Bouquetin à la Vanoise. Bientôt remplacé par des skieurs et des pistes ?

Le parc de la Vanoise a été créé en 1963 pour préserver le bouquetin des Alpes en France. En 1969, il a été l’enjeu d’une mémorable bataille, et le symbole d’une des plus belles victoires des écologistes : l’abandon d’une station de ski. Mais nos succès sont fragiles, et les bétonneurs infatigables.
Le philosophe et naturaliste Yves Paccalet, montagnard et combattant de la première heure, lance aujourd’hui un appel parce que la Vanoise est à nouveau menacée par la cupidité. Voici un extrait de son blog :
Ces « responsables » si peu responsables rêvent de « développement économique », mais confondent « bétonnage » et « progrès », « projets immobiliers » et « tourisme durable ». Ils représentent les habitants de la montagne, mais ils n’aiment pas la montagne. Certains d’entre eux (les maires de Val d’Isère et de Bonneval-sur-Arc, par exemple) réclament encore et toujours qu’on ampute une partie du cœur du parc pour y construire des remontées mécaniques.
Amis (vrais amis !) du parc de la Vanoise, anciens ou nouveaux écolos, randonneurs, alpinistes, naturalistes, paysans, défenseurs du patrimoine, bergers des alpages, amoureux de la splendeur des hautes terres et de l’intégrité d’un territoire béni par la géologie et l’évolution, nous devons une fois encore nous mobiliser ! (…).
Nous sommes nombreux à penser que la Vanoise appartient à ceux qui y vivent, comme moi-même ; mais pas uniquement ! Elle fait partie du patrimoine commun des Alpins, des Français, des Européens, des citoyens du monde, notamment de ceux qui sont encore à naître.
Nous exigeons que la Vanoise reste à jamais un symbole de la grandeur de l’Alpe, de la générosité de la vie, de la variété des  espèces, de la musique du vent, de la poésie des cimes.
Sur son blog, vous êtes invités à signer son appel pour la Vanoise:
www.yves-paccalet.fr

mercredi 26 septembre 2012

Fête du cheval sur France Inter

Dimanche 30 à 15h30
Cheyenne
Suite à la Fête du cheval la semaine dernière, un petit bilan sur cet événement. Est-ce vraiment la Fête du cheval, ou celle du cavalier ? Dimanche dernier, les centres équestres ont organisé des démonstrations diverses, et les chevaux ont travaillé encore plus que d'habitude. Eux, ils n'étaient pas du tout à la fête. Je n'ai pas vu une seule carotte sortie d'un sac pour les récompenser. Et si cette journée était l'occasion de ne pas les monter, mais de les regarder vivre, d'apprendre à les connaître, de répondre à leurs besoins ? Même si certains centres sont plus ouverts que d'autres au bien-être animal, il y a encore beaucoup, beaucoup de chemin à faire... 
Trois choses élémentaires à se rappeler pour le bien-être d'un cheval :
1 C'est un herbivore, il a besoin de brouter pendant des heures.
2 C'est un animal grégaire, il a besoin de contacts sociaux.
3 C'est un athlète, il a besoin de se dépenser. Or, beaucoup passent encore leurs nuits et leurs jours enfermés dans leurs toilettes !

"Vivre avec les bêtes", avec Elisabeth de Fontenay
et Allain Bougrain Dubourg, France Inter.

lundi 17 septembre 2012

Le lierre, rendez-vous des butineurs

Vulcain suçant le nectar du lierre avec sa trompe

Les plantes sont en fruits, le lierre est en fleurs. Décalé dans la saison, il offre son nectar abondant aux insectes jusqu’en novembre. Une aubaine pour les insectes affamés ! C'est le moment d'observer les vanesses, comme le vulcain, le paon du jour ou le Robert le diable, ainsi que les abeilles, les éristales (mouches déguisées en abeilles), les syrphes (mouches déguisées en guêpes) et bien d'autres.

Cet insecte n'est pas une abeille, ses gros yeux et l'absence d'antennes montrent qu'il s'agit d'une mouche déguisée...

Le lierre est une liane capable de couvrir le sol comme de grimper aux murs, aux poteaux ou aux arbres. Il n’étouffe pas les arbres, car ses crampons n’ont pas de fonction absorbante. Il tire sa nourriture uniquement du sol, et ne s’élève que pour chercher la lumière afin de fructifier. Un arbre en bonne santé ne se laisse pas envahir totalement par le lierre parce que son feuillage va priver la liane d’une partie de la lumière, et la fructification décalée des deux végétaux entraîne une alternance. De plus, le lierre est en hiver une protection thermique, et au printemps un lieu de nidification pour de nombreux oiseaux insectivores qui régulent les parasites. Il se rend ainsi utile à son tuteur.

mercredi 12 septembre 2012

La coccinelle s'envole !


Tout juste paru chez Milan, mon dernier livre est destiné aux enfants. C'est un bel objet cartonné et coloré, plein de tirets, de volets et d'animations diverses, dont une magnifique coccinelle dépliant ses ailes lorsque l'on ouvre la page. La collection "Docàpattes" a sorti des titres sur le poney et le loup, mais ne néglige pas les petites bêtes comme l'abeille et l'escargot. Les photos sont toujours superbes. J'en prépare un autre, mais là c'est top secret...

mercredi 22 août 2012

dimanche 15 juillet 2012

La nature est-elle protégée en France ?

Pas très libre, la nature en France...

Les nouvelles se suivent et se ressemblent : le Parc naturel régional des Monts d'Ardèche vient de donner une subvention de 90 000 euros pour construire une piste au bulldozer afin d’aller exploiter 1 000 hectares de la forêt naturelle de la Cévenne ardéchoise
(voir http://www.parc-monts-ardeche.fr/v1/article.php3?id_article=3168 page 5). Même si la destruction de la nature n'est pas rentable, ce n'est pas un problème : on subventionne et on casse quand même ! Les espaces protégés ne représentent qu’environ 1% du territoire, mais c’est déjà trop. Qui sait à quel point le concept de « Réserve naturelle » ou de « Parc national » a été vidé de son sens aujourd’hui en France ? Le public n’a pas le droit de cueillir une fleur dans ces prétendus sanctuaires, mais parallèlement le pastoralisme, la sylviculture et la chasse y sont largement invités et encouragés. Le Parc des Calanques, qui a vu le jour récemment, n’en est qu’un exemple parmi d’autres. On y lâche du gibier d’élevage et on y chasse à la glu, procédé aussi cruel que non sélectif, susceptible de tuer aussi des espèces protégées. Mais dans la majorité des Réserves naturelles la chasse est déjà autorisée, généralement pour des ongulés, voire aussi parfois pour des espèces en mauvais état de conservation comme le tétras lyre !
Rappelons au passage que de nombreuses espèces vulnérables et protégées ailleurs sont encore chassables dans notre beau pays, à commencer par le grand tétras, qui a déjà totalement disparu des Alpes françaises, le canard chipeau (que la majorité des chasseurs ne savent pas distinguer d’un colvert), le pigeon colombin (lui aussi confondu avec d’autres espèces), l’alouette des champs, la caille des blés et d’autres parmi les oiseaux. Côté mammifères, la martre est encore susceptible d’être classée « nuisible » (http://jne-asso.org/blogjne/?p=11792) alors qu’on ne connaît pas l’état de ses populations. Mais quand bien même serait-elle « protégée ». Parmi les espèces officiellement protégées certaines sont soit abandonnées, comme le grand hamster, soit carrément détruites comme le loup ! http://jne-asso.org/blogjne/?p=10998
Inutile d’espérer dans des refuges préservés des destructions. Les documents officiels sur les missions des Parcs et des Réserves indiquent de manière de plus en plus décomplexée l’exploitation, et de plus en plus timidement la protection. Mais alors, où laisse-t-on la nature sauvage en libre évolution, où s’abstient-on de l’exploiter, où la protège-t-on réellement en France ? En gros : nulle part.



vendredi 29 juin 2012

Le peigne du hibou

Plume de hibou moyen-duc vue de près
En ce moment, les nuits sont courtes et les rapaces nocturnes se montrent parfois alors qu'il fait encore jour. Si les chouettes et les hiboux ont un vol parfaitement silencieux, c'est grâce à un système de peignes sur le bord le leurs plumes, particulièrement visible sur les rémiges extérieures (les grandes plumes des ailes). L'air passe dans le peigne et ne siffle pas. Les rapaces nocturnes chassant essentiellement à l'ouïe, le vol silencieux leur permet à la fois de bien entendre les proies, et de ne pas être repérés par elles.

mercredi 30 mai 2012

Accouplement de satyres, et harem...

Satyres à trois...
Il existe de nombreuses espèces de satyres, pas toujours faciles à différencier. Ici, deux de ces papillons sont en plein accouplement, mais visiblement les phéromones de la femelle ont attiré un autre mâle. En m'approchant pour leur tirer le portrait, j'ai fait fuir l'intrus, les deux autres étaient trop occupés pour bouger. 
C'est mieux à deux?


Et les thrips de la marguerite ? Vous pouvez observer ces minuscules coléoptères en ce moment. En général, un mâle est installé sur sa marguerite avec son harem, qu'il défend contre les intrus. Il s'en passe des choses dans la nature...
Harem de thrips
En regardant bien (cliquez sur la photo), on s'aperçoit que la marguerite, qui est une composée, est faite d'une multitude de petites fleurs. Celles du bord sont ouvertes.

mercredi 23 mai 2012

Soutien au capitaine Paul Watson

Manifestation d'aujourd'hui sur le parvis des Droits de l'Homme pour Paul Watson. Pas une télé n'était là...
Photo libre de droit, Copyright Marc Giraud

Paul Watson, c'est ce pirate pacifique qui pourfend les baleiniers illégaux, et qui a déjà sauvé des milliers de baleines, de dauphins, de thons, etc. Il a coulé la moitié de la flotte baleinière islandaise en une nuit, mais il n'a jamais fait un blessé. Peu connu en France, quasi ignoré de nos médias, c'est un héros international, soutenu par le dalaï-lama, Pierce Brosnan, Sean Penn ou Mick Jagger. Il vient de passer huit jours dans une prison à Francfort et est actuellement en liberté conditionnelle sous caution de 250 000 Euros. Il est assigné à résidence en Allemagne suite à un mandat d'arrêt du Costa Rica dû à un incident dans lequel son ONG Sea Shepherd (le berger des mers) a découvert une opération illégale de braconnage d'ailerons de requins. Toujours sous le coup d'une  extradition vers le Costa Rica, le Capitaine Paul Watson, Président et Fondateur de l'ONG de défense des Océans Sea Shepherd Conservation Society, est en danger, car la mafia taïwanaise l'attend au tournant. Il est inquiétant de constater que les auteurs d'opérations illégales puissent utiliser le droit international pour arriver à leurs fins et arrêter les opérations de Sea Shepherd.
Vous pouvez envoyer un petit mot à l'ambassade d'Allemagne, ou signer les pétitions. Les baleines vous remercient.



http://www.seashepherd.fr/
Dernières nouvelles : les avocats de Daniel Cohn Bendit s'occupent activement du cas et le Parlement européen a voté une motion de soutien par José Bové. "L'affaire monte" paraît-il.

mardi 1 mai 2012

Des orchidées, des papillons et des loriots

Des orchidées sauvages, les orchis mâles, ornent les bords de chemins.
Orchis mâles, appelés ainsi à cause de la forme de leurs bulbes...
Les loriots font entendre leur chant flûté, et de tout petits papillons dorés, les adèles, volètent le long des haies. Les mâles portent des antennes démesurées.
Une adèle commune : la coquille d'or

mercredi 25 avril 2012

France Inter : "Vivre avec les bêtes" sur le renard !


Dimanche 29 à 15 heures
Couverture de la brochure de l'ASPAS

Dans "Vivre avec les bêtes", l'émission qu'il présente avec Elizabeth de Fontenay, Allain Bougrain-Dubourg m'interviewe sur le renard, à l'occasion de la sortie de la brochure de l'ASPAS, écrite par de grands spécialistes.

Bien qu’on le prétende solitaire, le renard vit parfois en groupe. Il peut sentir la violette, manger des fruits et des vers de terre, et fuir devant un chevreuil. Il ne transmet pas plus de maladies que les chiens et les chats domestiques, et il est très utile à la nature et à l’homme.
Mais il a un gros, gros problème avec les chasseurs, et il subit des destructions aussi brutales qu’injustifiables.
Cette brochure accessible à tous présente la vie secrète du renard et met à mal les fantasmes moyenâgeux qui l’entourent. Elle expose également la situation administrative de cette espèce traitée à tort de « nuisible », dénonce les violences de sa chasse, et donne des conseils de pro pour l’observer et le photographier sur le terrain.
Goupil fait partie de notre patrimoine. Il mérite d’être mieux connu et protégé.


Pour en voir plus, le site de Fabrice Cahez, l'un des talentueux photographes
qui ont participé à cette brochure :

mardi 17 avril 2012

Une semaine nature

La France sauvage, tous les soirs sur Arte à 19 heures
Extrait de l'épisode sur le bocage, image Gédéon
Mardi : la Loire fleuve sauvage, avec les pulsations de ses crues, ses loutres, ses castors et ses grands échassiers.
Mercredi : les mille étangs de la Brenne, ses tortues aquatiques et ses oiseaux rares, un voyage des deux côtés du miroir de l'eau.
Jeudi : le bocage en Bourgogne, un des épisodes les plus originaux, car il révèle la vie insoupçonnée d'animaux familiers, tels l'escargot, le renard, la vache ou le bourdon.
Vendredi : la nature urbaine et périurbaine à Paris et en Île-de-France. Encore des surprises. Les moineaux attendent le train, les lièvres bouquinent, les petits crapauds font des acrobaties, et les toutous jouent au loup...


En ce moment dans nos campagnes...
Ne manquez pas non plus, ce soir mardi sur France 2 à 22h40 : "La mort est dans le pré", un documentaire capital sur les conséquences des pesticides sur les agriculteurs ! 

lundi 16 avril 2012

La France sauvage en Méditerranée

Ce soir à 19 heures sur Arte
Oblades, photo Mireille Gendrier
Des eaux turquoises dignes des tropiques, des poissons multicolores, des dauphins et des posidonies, ces plantes uniques au monde, à la base de toute la richesse de la Méditerranée. Ne manquez pas le bal des hippocampes, les amours des mérous, l'œil du poulpe et la magie des bancs de poissons éclairant la nuit.
Pour en savoir plus : "Calme plat chez les soles", Robert Laffont 2007.

vendredi 13 avril 2012

Les hauts sommets des Alpes

La France sauvage, ce soir à 19 heures sur Arte
Bouquetin des Alpes
Des vertes vallées aux sommets polaires, les montagnes résument tous les climats du monde. Ici, plantes et bêtes sont adaptées à des conditions extrêmes, championnes de la résistance et des exploits. Ne manquez pas les amours vertigineuses des bouquetins, la puce des glaciers et les ronflements des marmottes...

jeudi 12 avril 2012

La France sauvage dans le Nord

Ce soir sur Arte à 19 heures
Spatule blanche
Après les Vosges, ses renardeaux, ses lombrics et son lynx, voici la Baie de Somme, le plat pays du sable et des oiseaux, carrefour des migrations. Ne manquez pas la chasse du héron cendré, le bec étrange de la spatule, les parades nuptiales des mouettes et des gravelots. Une révélation sur l'incroyable diversité d'espèces de notre littoral.

mardi 10 avril 2012

La garrigue provençale

Ce soir sur Arte à 19 heures
Lézard vert
La nature méditerranéenne, c'est un peu l'Afrique à notre porte. Oiseaux multicolores, rapaces, reptiles et sécheresse. Ici, sous le chant des cigales, les espèces luttent contre les excès du soleil. Elles sont adaptées à la chaleur, et parfois même aux incendies, qui favorisent certaines plantes ! Ne manquez pas les amours comiques de la tortue d'Hermann dans le massif des Maures, l'étonnante steppe de la Crau et sa cane pèteuse, ou encore la chasse du hibou grand-duc. C'est chaud !

lundi 9 avril 2012

Bretagne sauvage

Ce soir sur Arte à 19 heures
Goéland argenté
Des phoques, des pingouins, des fous et des requins géants, mais aussi les goélands, les crabes et toutes les petites bêtes des trous de rochers à marée basse. Bref, les oiseaux rares et les animaux de la plage, rythmés par les mouvements de la lune. Ici, nous voyageons en direct dans les origines du monde. Ne manquez pas la chasse fulgurante de la lotte, l'extraordinaire naissance des méduses et la danse sous-marine des phoques gris. Féerique...

mercredi 4 avril 2012

La France sauvage, les épisodes !

Les dix épisodes de la série documentaire « La France sauvage » sont diffusés sur Arte à partir du lundi de Pâques, le 9 avril, à 19 heures. Les commentaires, qui portent sur la vie des plantes et des bêtes, sont lus par Sophie Marceau.

Photo Gédéon, tirée de l'épisode sur le bocage
Saviez-vous qu’un requin géant hante les eaux bretonnes ? que les mouettes se font des cadeaux de noces ? que les vers de terre musclent les sangliers ? qu’il existe une plante chauffante ? que le renard est un allié des bourdons ? ou que le mâle de la tortue d’Hermann est un gros macho ? Tout ceci est dévoilé dans cette série de docs de 43 minutes. Chaque épisode révèle la vie secrète d’un milieu naturel différent et des animaux qui s’y rencontrent.
Première semaine : les falaises bretonnes, la garrigue provençale, la forêt vosgienne, le littoral nord et les sommets des Alpes.
Deuxième semaine : la Méditerranée en Corse, la Loire fleuve sauvage, les mille étangs de la Brenne, le bocage en Bourgogne, et la nature urbaine et périurbaine à Paris et en Île-de-France.
Les espèces prestigieuses, comme la loutre, l’aigle royal, le dauphin et le lynx y sont dévoilées, mais aussi les animaux de proximité : l’escargot, la vache, le lapin ou le héron cendré. Rares sont les grands documentaires télé sur la nature en France, et il faut saluer cette ouverture récente de la chaîne Arte à notre patrimoine naturel. Mais toute la promotion ayant été faite sur le résumé de 90 minutes de ces épisodes, la presse télé n'a fait aucun commentaire sur ces derniers.
Un coffret des DVD de ces épisodes, en version 52 minutes et avec des bonus, sera disponible dans le commerce à la fin de l’année. Pour le livre paru chez La Martinière et la série, voir sur ce blog.